mardi 5 juillet 2016

Palmer à Valdez

Lundi le 4 juillet. De Palmer à Valdez. 398 km.

La nuit a été très difficile pour moi. Non pas parce que c'était le party dans le camping jusqu'à 2h du matin, j'avais mes bouchons. Mais plutôt parce que j'ai eu des crampes d'estomac de minuit et demie jusqu'à cinq heures du matin. Des crampes douloureuses qui n'ont pas cessé malgré les antiacides. Je suis allé me promener deux fois dans le camping durant la nuit pour essayer de faire passer ça mais rien à faire. Un microbe dans la nourriture, dans l'air ou simplement une mauvaise combinaison d'aliments? On ne le saura jamais. Hélène a bien digéré son souper et nous avons mangé tous les deux la même chose... Je réussis à dormir trois heures.

Hélène déjeune et moi je jeûne puis nous prenons la route vers Glennallen. En sortant de Palmer, nous passons dans le secteur où se sont établis plus de 200 familles de cultivateurs durant la crise des années 1930. Plusieurs fermes sont encore en activité et à cause des longues journées de lumière, on peut y faire pousser des légumes géants, du radis de 4 kg au chou de 50 kg.


Le paysage est magnifique. Nous suivons la vallée glaciaire de la large rivière Matanuska jusqu'au glacier qui l'alimente en eau laiteuse chargée de sédiments. Puis nous passons dans un paysage de tourbières, de pessières et de lacs encadré par de belles montagnes verdoyantes.



On passe 45 minutes à une halte routière où Hélène se fait à dîner. Quant à moi, je continue à jeûner car les crampes refont surface de temps à autre. Nous faisons le plein et quelques courses à Glennallen et arrêtons presqu'une heure à la sortie du village, au Centre de visiteurs du Parc National Wrangell-St-Ellias. Nous y prenons les renseignements pour visiter le Parc un tant soit peu au cours des prochains jours et regardons un film de 20 minutes qui nous donne un aperçu de cet espace protégé faisant parti du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Cela nous donne vraiment le goût d'en voir plus de ce parc qui compte la majorité des plus hauts sommets d'Amérique du Nord.

Glacier Worthington

Nous continuons notre route en arrêtant de temps à autre prendre quelques photos des extraordinaires panoramas qui s'offrent à nous : chutes, glacier Worthington, le col Thompson avec son record de 25 m de neige en 1952-53, etc.



Vers 18h, nous trouvons un endroit pour souper et passer la nuit près d'une petite chute non loin de la route. En espérant qu'on ne se fera pas déloger vu qu'il n'y a aucune affiche l'interdisant.



Un grand thé vert semble faire un peu de bien à mon estomac mais je crois que je vais encore jeûner ce soir, par prudence. Et me coucher tôt pour récupérer au mieux le déficit de sommeil de la nuit dernière...







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