mercredi 3 août 2016

Ketchikan, Jour 1

Mardi le 2 août. Ketchikan, Jour 1. 32 km.

La nuit n'a pas été si pire malgré qu'elle ait commencé tard à cause de l'arrivée en traversier à 22h30 puis de l'autobus de jeunes qui ont fait du vacarme en s'installant pour dormir dans le stationnement du Walmart.

À notre réveil vers 7h, des jeunes dorment encore par terre à côté de l'autobus. Je suspecte que d'autres dorment dans leur siège à l'intérieur car il me semble qu'ils sont plus nombreux que ceux qui ont couché dehors. Un voyage à très petit budget pour eux certainement.


Nous déjeunons et allons faire quelques courses au Walmart. Il y a très peu d'épicerie et donc on devra aller dans un supermarché en ville un peu plus tard. Nous quittons le site vers 9h et nous nous dirigeons vers le centre de la petite ville de Ketchikan. En chemin on voit un supermarché Safeway et il y a un garage qui juste à côté. Notre changement d'huile est vraiment dû car l'indicateur affiche 8% de durée de vie pour l'huile. Je vais m'informer et ils sont prêts à prendre le VR ce matin en autant qu'on le laisse là avec les clés. Génial! Ils feront aussi la rotation de pneus qui m'a été conseillée par notre ami Benoît, un autre condiste. Et nous avons le temps d'aller acheter les provisions avant de lui laisser le véhicule. Nous faisons les courses et lui laissons les clés à 10h. Le VR sera prêt à partir de midi mais rien de presse de revenir aussi tôt.

Nous partons à pied vers le centre-ville et arrivons rapidement à la zone des bateaux de croisière et des charters, bateaux ou avions sur flotteurs. Il y a quatre bateaux de croisière aujourd'hui. Demain ce sera cinq nous dit la radio pour un total de 5000 à 6000 visiteurs. 

Pas surprenant donc que les quais et les quelques rues du centre-ville soient envahis par les boutiques de souvenirs d'Alaska et de T-Shirts. Mais il y a plus cependant. Plusieurs galeries d'art présentent notamment des œuvres de qualité. Il y a aussi quelques restaurants intéressants, des parcs avec des totems, les quais des bateaux de pêche ou de plaisance, etc.











Nous entrons dans plusieurs boutiques et achetons quelques souvenirs pour nos petits enfants. Nous allons aussi visiter le Discovery Center de la Forêt national Tongass qui est vraiment bien fait. Nous y visionnons un film très intéressant sur les artistes de Ketchikan. Bien fait et qui nous présente une facette de la ville qu'on aurait pas devinée. Ketchikan est le refuge d'une colonie artistique importante que ce soit en arts visuels, en musique ou en danse classique et moderne. Et une partie importante de ce groupe, d'origine autochtone, explore encore les thématiques ancestrales inspirée de la nature et des légendes.




Nous allons ensuite luncher dans un restaurant de sushis où nous mangeons très bien à prix raisonnable. Et nous continuons ensuite notre tournée à pied en suivant un itinéraire pédestre proposé dans le guide fourni par la ville. 

Nous passons par le parc des totems puis par Creek Street, l'ancienne rue des prostituées le long de la petit rivière Ketchikan. Les maisons closes ont été transformées en boutiques et l'endroit est charmant. Dans la rivière, on voit des saumons qui remontent mais surtout les cadavres de ceux qui ont déjà frayé en amont. Leur odeur est d'ailleurs passablement présente ce qui enlève un peu de charme à vitre au bord de l'eau à cet endroit, du moins en été. Nous marchons quelques kilomètres et observons encore plus de saumons dans les eaux peu profondes de la rivière entre la passe migratoire et la pisciculture où ils sont probablement nés. On voit bien les femelles nager sur le côté pour nettoyer les nids de gravier et pour pondre pendant que le mâle laisse aller sa laitance.









Nous passons par le Totem Heritage Center dans la partie plus autochtone de la ville et décidons de ne pas entrer. On a déjà vu bien des totems à Sitka et ailleurs et cela finit par devenir redondant.









Nous revenons au centre-ville en fermant une grande boucle, arrêtons dans quelques boutiques et galeries et marchons jusqu'au VR où nous arrivons vers 15h30 environ. Le changement d'huile et la rotation des pneus ont été fait et il ne reste qu'à payer...

Nous prenons la route principale en direction nord et allons jusqu'à Ward Lake Recretion Area dans la Forêt nationale. Nous visitons les deux terrains de camping et choisissons un site au camping Last Chance, juste sur le bord de la petite rivière Ward. On voit les saumons frétiller dans la rivière. Et il n'y a pas de carcasses dans les environs ce qui nous garantit contre les mauvaises odeurs.

Je m'installe à la table à pique-nique pour rédiger cet article alors qu'Hélène lit sur les sentiers à parcourir et les activités à faire aux environs. Vers 17h30, je me mets à fendre les bûches de bois que nous avons ramassées dans les sites inoccupés autour. C'est du travail de fendre ces bûches de cèdre rouge tordues pour la plupart. Ensuite on prend une demie bière en apéro et je sors la guitare jusqu'à l'heure du souper vers 19h. 


En soirée, Hélène nous fait des confitures avec les pêches achetées à l'épicerie ce matin. Et voilà que vers 20h30, arrive au camping un autobus!  Le même qu'hier soir! Peu après la chauffeuse et le responsable passent à pied devant nous.  Je dis tout haut: Oh nooooo!  Ils viennent me voir car ils avaient reconnu notre VR.  Et ils s'excusent pour le bruit de la nuit précédente...On jase un peu et je suis heureux d'apprendre qu'ils vont camper de l'autre côté de la boucle du camping. Je prends la peine cependant de leur dire que j'espère que les jeunes ne passeront pas la nuit à se promener à parlant fort dans le camping... Message reçu! Car ce fut très tranquille par la suite.  Ouf!

Ensuite nous allumons notre feu qui dure environ jusqu'à 22h et nous rentrons lire un peu avant de nous coucher par très longtemps après. On a un peu de sommeil à reprendre...



De Wrangell à Ketchikan, Alaska

Lundi le premier août. De Wrangell à Ketchikan en traversier. 25 km en VR.

Nous nous levons vers 6h45 après une excellente nuit de sommeil. Nous déjeunons à la table à pique-nique en admirant pour une dernière fois le superbe panorama qui s'offre à nos yeux. Il fait encore beau et nous sommes encore surpris de ne pas avoir de pluie. On dit qu'on est chanceux quand on passe une heure complète sans pluie à Wrangell. Il en tombe 80 pouces par an.

Nous partons du camping vers 8h30 et allons tout de suite à la piscine municipale pour prendre une bonne douche. Ensuite nous allons nous stationner à la bibliothèque en attendant que le musée n'ouvre à 10h. J'en profite pour publier les trois derniers articles du blogue, faire les courriels et les Facebook, payer un compte, faire quelques téléphones pour mon bénévolat à la Société Provancher, etc.

À 10h15 nous nous rendons au Musée de Wrangell qui abrite aussi le Centre des visiteurs ainsi que le Centre civique. Le musée est relativement récent et de qualité professionnelle. Un don important serait à l'origine de ce développement d'importance dans cette toute petite ville. Nous prenons grand plaisir à visiter les diverses sections qui parlent des origines de Wrangell avec les Tlingits et des différentes étapes de son développement avec les russes, puis la Compagnie de la Baie d'Hudson qui avait loué le territoire aux russes, puis les Américains après l'achat de l'Alaska aux Russes en 1867.

Les époques ont été marquées par plusieurs types de développement. D'abord la traite des fourrures, puis une petit ruée vers l'or de la Colombie Britannique, puis l'exploitation forestière et les scieries et enfin la pêche commerciale. C'est donc très intéressant de prendre connaissance d'une Histoire aussi pointue ciblée sur cette petite ville presqu'uniquement. Bref, nous passons plus d'une heure et demie à visiter ce beau petit musée que nous avons bien apprécié.










Il est 12h15 lorsque nous lunchons en bord de mer près du musée. Et notre après-midi se passe en bonne partie à la bibliothèque où grâce à l'accès wifi, je peux travailler à valider le futur site internet de la Société Provancher. C'est un gros travail et je n'ai pas souvent accès à une bonne connection internet. Alors j'en profite ici.

À 15h30, nous allons nous stationner en file au traversier qui est en train d’accoster. L'embarquement des deux véhicules qui attendent, y compris le nôtre, prend 5 minutes et le bateau part comme prévu à 16h30.


Nous restons dehors jusqu'à 18h, heure à laquelle nous allons souper à la cafétéria. Le temps a passé vite. Il fait beau, on regarde les bateaux de pêche, les bateaux de croisière, les marmettes et les guillemots et nous observons deux fois des troupeaux de petits dauphins mesurant moins d'un mètre et qui nagent en sautant à tout bout de champs en dehors de l'eau.

Nous soupons en moins d'une heure. Le type de repas servi à bord n'incite pas à prendre trop son temps pour déguster. C'est correct cependant. Nous allons ensuite nous installer au pont d'observation intérieur et c'est là que je rédige le présent article tout en surveillant de temps à autre ce qui se passe à l'extérieur.

Vers 20h nous ressortons faire un tour dehors et rentrons ensuite pour lire tranquillement en attendant d'arriver à Ketchikan, notre ultime destination en Alaska.




Le bateau arrive à Ketchikan à 22h30. Comme les campings sont situés à plusiuers kilomètres de la ville, nous décidons d'aller nous installer au Walmart pour le reste de la nuit. Demain matin on sera déjà sur place pour faire nos provisions qui sont réduites à leur plus simple expression actuellement. C'est tranquille car le Walmart est dans une rue peu fréquentée. Mais voilà qu'arrive un autobus alors que nous nous mettons au lit. Un autobus qui était sur le traversier et qui transporte un groupe de jeunes. Malgré l'immense stationnement, l'autobus se stationnement juste à côté de nous et les jeunes débarquent. Ils finissent pas s'installer par terre sur une grosse toile mais avant c'est la jasette, les rires, les courses, bref, tout un ramdam. Heureusement que j'ai apporter mes bouchons de silicone. Ça coupe 90% du son et je peux finalement m'endormir peut-être 45 minutes plus tard. Comme quoi, la tranquillité nocturne n'est jamais acquise même si c'est le calme plat au coucher...

lundi 1 août 2016

Wrangell, Jour 4

Dimanche le 31 juillet. Wrangell, Jour 4. 54 km.

Rien de très spectaculaire aujourd'hui. Il y a des jours comme ça. Nous prenons notre petit déjeuner à la table au pique-nique en l'absence de pluie depuis presque 24 heures maintenant. Et nous quittons ensuite notre camping vers 8h30, le cédant à notre voisin de site qui est chasseur de cerf dont la saison de chasse où ce lundi premier août.


Nous continuons sur la route de gravier de la Forêt nationale Tongass jusqu'au sentier qui mène au lac Thoms. Nous marchons dans le beau sentier gravelé durant une quarantaine de minutes pour atteindre le lac. Sur le bord, il y a une chaloupe et des semblants de pagaie d'une lourdeur pas possible. Nous empruntons l'embarcation pour aller de l'autre côté du lac voir le petit refuge que la Forêt met gratuitement à la disposition du public. On a le vent debout et avec ces mauvaises pagaies, cela nous prend 30 minutes pour travers alors que cela en aurait pris dix en canot. Nous restons au chalet une quinzaine de minutes et revenons à l'embarcadère en 20 minutes le vent dans le dos aidant.







Nous repartons en VR à 11h30 pour pousser plus loin notre exploration de la section récréative de la Forêt. Nous passons par le camping Upper Salamander le long de la rivière Salamander et décidons d'aller dîner un peu plus loin au camping Lower Salamander. Mais surprise, le camping ainsi que le stationnement sont pleins. Des familles sont venues y passer la fin de semaine et monopolisent l'endroit. Les enfants jouent dans l'eau malgré qu'il fassent à peine 16-17 degrés et qu'il n'y ait pas de soleil du tout. Pas frileux les gens de Wrangell.

Nous revenons donc au Upper Salamander où nous mangeons une bonne salade fusion qu'Hélène nous prépare avec laitue, noix de Grenoble, tomates, concombre, radis et fromage bleu. Excellent pour le palais et pour la santé!



Après le lunch nous sortons de la Forêt et allons voir le lac Pats. Ordinaire et après quelques centaines de mètres on réaliste que le court sentier n'en vaut pas la peine. Les escaliers sont glissants comme du savon et sans garde-fous...

Nous revenons donc à la Forêt et arrêtons au premier camping près de l'entrée soit le Yunshookuh Loop. Les trois sites sont vacants. Nous prenons le plus beau avec une vue tout à fait spectaculaire sur le bras de mer. On s'installe tout le reste de l'après-midi avec nos chaises de camping pour lire, jouer de la guitare et regarder en même temps les bateaux de pêche relever leurs filets maillants juste en face de nous. Le temps est tellement calme qu'on entend parler les pêcheurs qui sont tout de même à un ou deux kilomètres de distance.



Nous soupons à la table à pique-nique car la température continue de collaborer aujourd'hui : pas de pluie et pas de vent. Bonne bouffe, bon vin, feu de camps et spectacle en continu juste devant nous.

Même le ménage des photos et le blogue se font à la table de pique-nique et nous ne regagnons le Safari Condo que vers 21h, lorsque notre feu s'éteint faute de bois pour l'alimenter.


Nous faisons le lit et lisons jusqu'à le sommeil nous gagne.



Wrangell, Jour 3

Samedi le 30 juillet. Wrangell, Jour 3. 22 km

Nous partons du camping Shoemaker vers 8h30 et arrêtons prendre de l'eau potable au parc du même nom situé à un kilomètre environ. Puis nous roulons vers le sud sur la route principale de l'île Wrangell. Nous entrons dans la Forêt Nationale Tongass et arrêtons voir les différents sites de camping gratuits situés dans la montagne et toujours avec une vue prenante sur le bras de mer. Les premiers sites sont pris, et on doit marcher cinq minutes aux deux autres endroits suivants de sorte que cela convient aux tentes mais pas à nous. Nous serions stationnés sans aucune vue sauf à la table à pique-nique en autant qu'il ne pleuve pas. Nous continuons donc jusqu'au site Highline qui est aussi occupé mais on reconnaît les occupants. C'est une petite famille de Barcelone qu'on a rencontrée hier à l'observatoire d'ours Anan. D'entrée de jeu, ils nous indiquent qu'ils partent sous peu et que la place est libre si elle nous intéresse. Le site est magnifique avec une vue sur 360 degrés. Nous jasons donc avec eux durant une trentaine de minutes et après leur départ nous nous installons pour prendre possession de ce site qui ne peut accueillir qu'un seul véhicule.

Après avoir préparé un lunch, nous partons à pied pour aller à la plage Turn Island. Il est presque onze heures. Nous marchons dans le chemin de gravier durant trois kilomètres sans rencontrer d'autres êtres vivants qu'une famille de gélinottes. Nous descendons et donc c'est facile. Mais on pense au retour...

Rendus au début du sentier qui mène à la plage, on trouve un autre site de camping qui aurait parfaitement convenu. Peut-être pour demain soir.

Le sentier est en fait un trottoir de bois comme on en a vu sur l'île Mitkov il y a quelques jours. Mais ici la pente est forte et donc il y a quelque 500 marches à descendre pour arriver à la plage ainsi qu'au petit camping pour tente situé dans la forêt près de la plage.

Il est 12h30 lorsque nous nous assoyons au bord de l'eau pour luncher. Les bateaux de pêches passent devant nous alors que les saumons sautent à quelques mètres de la rive. Et il ne pleut pas ce qui est déjà très bien! Nous allons nous promener un peu sur le bord mais les rochers et les galets sont extrêmement glissants ce qui limite notre excursion en bord de mer à quelques centaines de mètres.

Nous reprenons le sentier vers 13h. La remontée vers la route se fait en 20 minutes. Dix minutes de mieux qu'à la descente car on a moins de risque de glisser en montant sur les planches mouillées qu'en descendant.











Nous sommes de retour au VR vers 14h30. Nous relaxons le reste de l'après-midi en coupant un peu de bois pour le feu de ce soir et en prenant du temps pour trier les photos d'hier. J'en ai jeté 150 au moins mais il me reste encore un peu de ménage à faire pour ne conserver que les plus belles et les plus significatives. Même chose pour les séquences vidéos.

Je rédige ensuite l'essentiel du blogue et vers 17h30 c'est l'heure de l'apéro et j'allume le charbon de bois. Nous nous faisons un petit steak à la surface bien grillée et le centre bien saignant. Très bon avec l'arôme du charbon de bois. Puis nous ajoutons les planches d'un palette qui trainait sur le site et que j'ai sciée en morceaux. C'est notre feu de ce soir. Vite consommé cependant.


Nous nous couchons vers 22h dans le grand calme. Pas de pluie et pas de vent avec une vue spectaculaire sur le bras de mer encore bien visible malgré la brunante bien installée.


Wrangell, Jour 2

Vendredi le 29 juillet. Wrangell, Jour 2. 16 km

Nous nous levons vers 6 h45 et décampons pour aller déjeuner face au City Dock, le quai d'où nous partirons à 9h. Vers 8h30, nous faisons la connaissance de John qui est biologiste et qui sera notre guide pour la journée. On croit comprendre que c'est lui le propriétaire de Alaska Vistas, l'agence avec qui nous faisons affaire pour le tour d'aujourd'hui. Nous nous présentons aussi aux six autres touristes avec qui nous passerons la journée au Anan Creek Bear observatory.

Nous partons en bateau à jets à 9h pile. Un beau bateau conçu pour 18 passagers. Nous avons tout l'espace voulu ce matin. Nous suivons la berge en direction de l'aéroport et puis filons vers le sud en suivant la rive le long de l'île de Wrangell. Le trajet dure 1h15 environ. Nous allons tout de même à 60 km/h avec ce bateau. Nous observons plusieurs cerfs à queue noire de Sitka (Sitka Black tailed deer) qui broutent le long de la rive.


Nous arrivons à l'embouchure de la petite rivière Anan et prenons ensuite un petit sentier sur trottoir de bois durant 20 minutes. John nous fait marcher lentement car c'est très glissant et en plus il faut surveiller pour les ours qui abondent dans les parages. Il n'est jamais arrivé de mésaventaure mais au cas où, John porte sur lui un fusil ainsi qu'un bonbonne de répulsif à ours. On ne sait jamais!

La rivière Anan reçoit annuellement entre 100 000 et 300 000 saumons qui viennent y frayer. Alors ce n'est pas surprenant que les prédateurs s'y trouvent en grand nombre : les ours noirs, les ours Grizzly, les pygargues à têtes blanches, les corbeaux, les corneilles, etc.

Durant trois mois c'est l'abondance de proie et les prédateurs le savent. Bon an mal an, ce sont entre 30 et 40 ours qui se partagent le territoire en ce lieu d'abondance. Surtout ees ours noirs mais aussi quelques ours bruns aussi appelé Grizzly.

Avant de nous engager dans le sentier, John nous explique les consignes de sécurité. Les ours sont habitués aux humains ici mais il ne faut pas les confronter. On sait à quoi s'en tenir.

Dès notre arrivée, le spectacle commence. Un gros ours noir passe devant nous juste avant d'arriver à l'observatoire et descend à la rivière. C'est parti! Pendant plus de cinq heures, nous aurons l'occasion de voir une dizaine d'ours noir différents dont une mère et son petit, ainsi qu'un Grizzly.






Nous avons eu droit à tout un spectacle. Certains ours sont d'excellents pêcheurs et d'autres sont pourris. L'expérience compte et peut-être l'intelligence aussi. Lors qu'un ours noir attrappe un poisson, il se sauve rapidement en haut de la colline pour aller le manger tranquillement sans être dérangé ou sans que son poisson ne soit volé par un ours dominant.

Mais le spectacle le plus emballant est sans contredit celui de l'ours Grizzly qui a passé environ trois heures auprès de nous. Il n'arrêtait pas de longer la rive, de sauter à l'eau pour effrayer les saumons, de traverser la rivière dans les rapides, de se promener la tête sous l'eau en regardant les poissons. Et il en attrapait souvent pour ensuite les manger juste devant nos yeux méthodiquement et lentement.

Quelle extraordinaire journée nous avons eu! 

Une petite annecdote : Je vais à la toilette sèche et lorsque je sors quelques minutes plus tard, il y a un ours qui surgit dans le sentier entre la toilette et l'observatoire. Le guide et le ranger me font signe de ne pas bouger. C'est sûr que je ne bouge pas! J'attends quelques minutes, le temps qu'il continue son chemin vers une autre section de la rivière et je me tords de rire tout en savourant le moment présent. Dommage que j'ai été en possession de la caméra au lieu d'Hélène car elle aurait pu capter ce moment unique en photo. On a bien rigolé ensuite...
















Juste avant d'arriver à la rivière, nous avions manger la moitié de notre lunch prévu pour le dîner. Car il est formellement interdit d'apporter sur le site quelque nourriture que ce soit. Pour éviter que les ours n'associe la présence humaine à la bouffe simplement.

Et lorsque nous sommes sortis du site à 14h30, ce fut bien agréable de manger le reste de notre lunch.  On commençait à avoir faim.

Le retour s'est aussi effectué sur un mer d'huile. À mi-chemin, nous arrêtons quelques minutes observer des phoques communs en train de prendre l'air et le soleil qui montre parfois le bout de son nez. Tout au long du trajet, Hélène et moi n'avons cessé de se féliciter d'avoir fait cette activité. C'est cher même à un tarif deux pour un mais cela en valait vraiment la peine. Digne de nos beaux safaris en Afrique a-t-on convenu.

Revenu sur la terre ferme, nous allons tout de suite à la douche à la piscine municipale. Ensuite nous allons à la bibliothèque qui ferme quelques minutes plus tard à 17h. Mais sur le banc dehors, le signal est bon et nous sommes seuls à utiliser la bande passante. Ça va donc assez vite pour publier le blogue, prendre les courriels et laisser une évaluation de la journée sur Tripadvisor comme nous avait demandé John notre guide. J'ai donné cinq étoiles! C'est rare que je suis si généreux.

Nous passons ensuite par l'épicerie pour acheter les vivres pour les deux prochains jours. Demain nous nous éloignons de la ville pour allez visiter un peu les alentours.

Nous terminons notre périple de la journée en nous installer de nouveau au camping municipal Shoemaker. Nous payons le 30$ demandé car le nouveau système d'autoenregistrement a été mis en fonction aujourd'hui. C'est cher pour les services rendus mais on n'a pas le choix. On mentionne tout de même dans les commentaires des clients que pour 21$ nous avions beaucoup plus de service à Petersburg. Cela ne nous donnera rien à nous mais pourra permettre aux futurs visiteurs soit de payer moins cher soit d'avoir accès à plus de services.

Nous soupons vers 19h avec une petite bouteille de vin du vendredis soir et allons ensuite prendre une marche à la marina voisine, la marina Shoemaker. Nous sommes de retour au VR vers 21h et ensuite c'est le temps de composer le blogue et de trier les photos. Mais après avoir importé les photos je n'ai pas le courage de faire le tri ce soir. Deux-cent-soixante-trois photos et quinze vidéos! C'est mon record du voyage pour une journée! Cela va attendre à demain!


On se couche vers 22h bien fatigués et surtout infiniment heureux de cette journée tout à fait exceptionnelle au pays des ours pêcheurs de saumons.